Rebouteuse ou Ostéopathe : Pourquoi j'ai choisi la fidélité à mon héritage
Rebouteuse ou Ostéopathe :
le choix de l'intégrité et d'une vie de transmission
On me demande parfois pourquoi, avec un tel bagage, je n'ai pas passé les diplômes d'ostéopathe humain, ou déposé de dossier de VAE (pour l'ostéopathie Équine / Animal). La réponse est simple : c'est un choix de respect et de fidélité envers les techniques que j'ai reçues et la vision du vivant que je défends.
Une imprégnation avant même les premiers pas
Mon histoire ne commence pas sur les bancs d'une école, mais dans les pas de mon père. Vétérinaire diplômé de maison Alfort en 1967 , il a fondé le centre de formation IRATEV en 1992, et créé la formation "SOS Ostéo". Mes parents m'emmenaient avec eux en stage avant même que je sache marcher.
J'ai été initiée au ressenti et à l'énergétique dès mon plus jeune âge, en même temps que j'ai appris a marcher. Je me souviens de mes premières manipulations autour de l'âge de 6 ans, sous son regard bienveillant. Aujourd'hui, à 33 ans, mon expérience est le fruit d'une vie entière d'immersion. Mon père m'a transmis son savoir, son regard et ses techniques, jusqu'à son départ en 2024. Il m'aura enseigné jusqu'au bout.
Le défi de porter le nom de "Rebouteuse"
Pendant longtemps, j'ai hésité à me lancer officiellement. J'avais peur de manquer de crédibilité. Le terme de Rebouteuse a souvent été décrié ou mal compris face aux titres académiques. J'ai craint que ce mot ne reflète pas la rigueur et la profondeur de mon bagage.
Pourtant, c'est le mot qui décrit le mieux ma réalité. C'est un mot noble, qui porte l'histoire du savoir transmis "de main à main". Aujourd'hui, je l'assume avec fierté. Ma légitimité ne vient pas d'un tampon administratif moderne, mais de cette imprégnation précoce, de la solidité de la méthode de mon père et, surtout, des résultats que j'observe chaque jour.
Pourquoi je préfère cette liberté
Les réformes actuelles imposent des cadres et des méthodes auxquels je n'adhère pas. Je n'ai jamais voulu m'initier à certaines pratiques mécaniques ou brusques qui ne collent pas à ma vision du respect du corps. Je préfère la clarté de mon héritage à l'illusion d'un titre qui m'obligerait à dénaturer mon geste.
De plus, je ne pourrais me résoudre à exercer sous l'étiquette d'ostéopathe pour simplement appliquer une "méthode X ou Y". Utiliser ce titre officiel comme une "couverture" pour pratiquer en réalité les méthodes de mon père me semblerait malhonnête. Je refuse de me cacher derrière une appellation qui ne reflète pas l'ADN de mon travail.
Le savoir plutôt que l'étiquette
Dans la même logique, je ne cherche pas à « collectionner » les certificats et les stages pour remplir mon mur de cadres. Je ne m'intéresse pas à la course aux diplômes pour attirer du monde ou me cacher derrière des noms célèbres.
Mes choix de formation ne sont pas guidés par un plan de carrière, mais par l'évidence d'une rencontre. Si une pratique me fait écho et que mon instinct me dit qu'elle est juste pour ma main, je vais chercher à la comprendre, diplôme ou non.
Ce qui m'anime, c'est la découverte d'une clé supplémentaire pour aider le vivant, que ce soit via une formation structurée ou une rencontre informelle avec un autre détenteur de savoir.
C'est la richesse de l'outil qui m'importe, pas l'étiquette que je pourrais en tirer. Ma légitimité est dans ma main et dans mon ressenti, pas dans une collection de papiers.
Le savoir que je perpétue privilégie l'écoute et le ressenti :
Les mobilisations douces pour libérer les tensions sans jamais forcer.
L'énergétique chinoise et le travail sur les points d'acupuncture.
La radiesthésie, la géobiologie et l'usage des minéraux.
Une approche complémentaire pour le vivant
Je ne suis pas en compétition avec les praticiens diplômés d'État.
Nos approches diffèrent, mais elles sont complémentaires.
Mon but reste le même : mettre cette vie entière de savoir-faire familial au service de l'équilibre des corps, humains comme animaux, avec une transparence totale.
Une étape de mon apprentissage : mon certificat d'aptitude à ma mise en œuvre des techniques de soins en ostéopathie équine "S.O.S. Ostéo" (sur le module général renforcé de 2003 à 2005.
Bien que ce cursus historique ne soit plus reconnu par les réglementations actuelles, il valide officiellement une partie de mon parcours de 27 ans aux côtés de mon père et ma maîtrise de sa méthode, que j'applique aujourd'hui avec succès sur les chevaux comme sur les humains.
Note : Ma pratique s'inscrit dans une démarche de bien-être et de confort. Elle ne se substitue en aucun cas à un diagnostic ou à un traitement médical ou vétérinaire.


